Vendredi et samedi soir, évidemment direction le Village, Sheridan Square, là où les émeutes de Stonewall prirent place en 1969.
Petit rappel historique: la police new-yorkaise n’a de cesse de harceler les personnes de mauvaise vie et tous ces sodomites qui traînaient dans les bars… jusqu’à ce qu’une poignée de trav’ se rebiffent. Ce soir là, on est triste d’avoir enterré Judy Garland, dont la chanson ‘Somewhere over the rainbow’ est resté un des hymnes LGBT … sans oublier ses fameuses Ruby Slippers qu’elle porte dans le film “le magicien d’Oz” et qui fait rêver toutes les drags en puissance…
Moi j’imagine assez bien la scène, et vous? Coups de sac à main, cris stridents, perruques qui volent. Les filles offrent assez de résistance pour que les flics en civil commencent à flipper et s’enferment dans le bar… Une belle bande de petites tapettes! Ils appellent du renfort, une brigade anti-émeute arrive : on embarque des trav’ toutes griffes dehors telles des lionnes vaincues et des amazones aux larges épaules, talons à la main, prêtes à éborgner ces mecs casqués et ventripotents…
C’est pas à la Courneuve ou à Clichy-sous-Bois qu’on verrait ça!
Evidemment, il y a débat pour savoir qui a initié le premier geste… Est-ce Miss Marshall P. Johnson, prostituée, actrice et modèle d’Andy Warhol qui a balancé la première chaussure ou un travesti, Sylvia Rivera la première bouteille? Les échauffourées durèrent cinq jours. Et on entendait s’élevait ce chant:
We are the Stonewall Girls
We wear our hair in curls
We wear no underwear
We show our pubic hair
We wear our dungarees
Above our nelly knees
Bref, j’insiste sur l’aspect Trans’ de l’événement car cette rébellion a donné lieu dès l’année suivante à une commémoration connue au départ comme des Gay Pride. Mais rendons à Cléopâtre ce qui est à Cléopâtre… Les événements de Stonewall sont à mettre au mérite des Trans’.
…
Sheridan Square donc, c’est là où se trouve mon bar préféré: le Monster. En surface un grand bar circulaire classique et un coin piano-bar où des vieux messieurs viennent pousser la chansonette à tue-tête. Au sous-sol une vaste piste de danse. Please, don’t stop the music!
Après une nuit à me trémousser, je rentre toujours à pieds, remontant la 8ème avenue… Mais là, c’est une autre histoire… Je sens qu’il va bientôt y avoir des messages avec mots de passe dans ce blog.
PS: vous apprécierez, j’espère, les accents que j’ai retrouvés…



juillet 14, 2008 à 5:16 |
j’ai apprécié les accents retrouvés, les accents de la vie new yorkaise bien sûr.