Day Eighteen: journée plage à Brooklyn

juillet 26, 2008 par newyorkartdiary

Au sud du Brooklyn, Coney Island. C’est la bande de sable que vous voyez.

Tout le monde connaît le fameux parc d’attraction pour l’avoir vu dans des films ou en photo:

Bref, c’est une plage au pied de HLM en briques rouges

 

avec parfois quelques perles (noires)…

Day Seventeen: free kayaking!

juillet 26, 2008 par newyorkartdiary

Au hasard de mes balades à vélo, je découvre qu’on peut faire du kayak de mer sur le Hudson. C’est parti!

Les fesses un peu dans l’eau et une double rame à la main, quarante minutes d’un nouveau plaisir.

Ehoh faites attention, c’est la première fois pour moi, hein!

Day Sixteen: trop fort le gars, c’est du tonnerre de dieu

juillet 24, 2008 par newyorkartdiary

Ayant invoqué hier le tonnerre devant le réfrigérateur, me voici confronté à la foudre ce soir. Une joie: après la pluie tombée, j’ai ouvert la fenêtre, un bonheur simple quasi-inimaginable à NYC. Du vrai air océanique à souhait et toute l’humidité concentrée dans une vraie pluie battante.

J’ai fêté mon anniversaire avec des potes un peu inattendus : un peintre déjà présenté, un strip-teaser ghanéen (un adorable infirmier) et un agent d’art porto-ricain hyper-cultivé. 

Quand je suis revenu 9TH avenue vers 9 heures du soir, j’ai trouvé le loquet de sécurité sur la porte… m’empêchant de rentrer trop vite… Je me suis vu gratifié d’un “hello, Birthday boy”…

Yeah…

Bon, j’ai eu droit au RMI (rouge millésimé impératif) mais je me suis coltiné en plus un morceau de fromage, et un reste de pain un peu rassis… So french et Joyeux anniversaire….

En parlant, d’anniversaire, je suis pas très content d’annoncer la mort d’Estelle Getty, qui joue la plus âgée des Golden Girls, Sophia, mère sicilienne possessive de Dorothy…

Day Fifteen: ceci n’est pas un frigo!

juillet 21, 2008 par newyorkartdiary

 Je suis toujours étonné (au sens du tonnerre qui vous tombe sur le coin du nez) de la difficulté avec laquelle les gens expriment leurs sentiments. Il leur faut souvent des signes tangibles. Nourrir est un de ceux-là.

 

 

Je reste estomaqué qu’on puisse signifier de l’intérêt pour qq’un en se préoccupant de son estomac. Je suis pas un sauvage, j’aime partager des repas avec des amis, mais les nourrir s’ils ne sont pas dans la nécessité ? j’ai un peu de mal à saisir ça. Somebody helps ? “queer, vous avez dit queer ? Comme c’est queer !”

Day Thirteen and Fourteen: or should I say nites again!?

juillet 20, 2008 par newyorkartdiary

Il est des gens qui explorent dans les largeurs et d’autres qui explorent en profondeur… Pour ce qui est de mes sorties en bar/boîte, je ne risque guère de griller trop des neurones. Smitty, un ami aux airs de bûcherons mal dégrossi m’appelle vendredi soir: “Chris, are you home? I need a shower”. Effectivement, le gars arrive en nage et prend une douche glacée.

Le temps est “soupy” dehors (même les nuls en anglais vont comprendre ça). En bon américain (Smitty est d’origine caribéenne, bref c’est un américain), l’ami s’attend à ce que nous hélions un taxi dès le premier pas dehors mais c’était compter sans votre serviteur, le blogueur écolo et ennemis des taxis agressifs… “Let’s walk”, dis-je en esquissant les premiers pas sur notre chemin vers le Monster. “whaaaaaat? are you crazy…” est la seule réponse de Smitty qui comprend vite qu’il ne sert à rien de négocier sur ce point… J’avoue qu’au bout de dix minutes de marche, j’ai presque eu pitié du gars qui, sans être un géant, est tout de même un gaillard! Pour vous donner une idée, il me fait penser au type qui a joué dans la “ligne verte”, Michael Clarke Duncan, dans une version réduite de 15% tout de même!

 

(Bon au passage, je vous avoue que j’ai détesté ce film pour son apologie sirupeuse du sacrifice -cette fois, ce sont les noirs- … on y revient…)

Bref Smitty a perdu tout le bénéfice de sa douche glacée et arrive en nage au Monster. Quant à moi, qui dois avoir le sang aussi bouillant qu’un boa constrictor, je suis parfaitement sec et pimpant. “Parce que je le veux bien!”

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Samedi soir, rebelotte: Monster. Vous allez finir par vous ennuyer… Bon, comme ma chronique est un peu plate et répétitive, je fais l’effort de vous trouver au moins une photo authentique de la piste de danse… pour que vous puissiez me visualiser comme si vous y étiez. Bon, c’est un détail pour vous, mais ce que j’adore au Monster, c’est que c’est un bar où l’on peut danser… les gens débarquent en Tong, en bermudas et s’amusent…

Day Twelve: l’espérance a mal à la gorge

juillet 19, 2008 par newyorkartdiary

…mais on a tout de même parlé plus d’une heure et demie au téléphone. Moi depuis Central Park, observant un enfant qui avec une belle énergie joue avec sa poussette et regardant sa maman, présente, attentive, à la bonne distance, pendant que l’espérance et moi on se chamaille sur les qualités et la voix d’un Pavarotti, s’accordant sur la belle direction d’un William Christie.


Moi roulant d’une main ma Bike sur la 72nd street (là où John Lennon s’est fait assassiner)  pour ne pas interrompre notre belle conversation sur l’amitié, sur la parentalité, sur l’engagement…

 

 

moi… moi… mais Lui… (“Lui… lui, ce n’est pas pareil, je l’aime, je l’aimeuh”)

Je le sais, je suis amoureuse. Oui “amoureuse”, car je n’ai jamais su le dire qu’au féminin. La faute à Carmen (“qu’a-t-elle dit, qu’a-t-elle dit?… je suis amoureeeeuuuuseeuh”), la faute à Barbara, (“tellement amoureeeuuuseuh”) la faute à personne car être amoureuse est la plus belle chose au monde, n’est-elle pas ?

Day Eleven: visite chez Ricardo Francis

juillet 18, 2008 par newyorkartdiary

Ricardo est un ami peintre rencontré l’année dernière et avec qui j’ai gardé le contact. Il m’a fait découvrir le musée Del Barrio qui se trouve à Spanish Harlem, musée qui présente des artistes d’Amérique centrale et de la Caraïbe.

Je n’avais jamais vu son travail que sur un ou deux sites qui lui servent de vitrines mais j’avais envie de voir où il travaillait et vivait.

Je me suis donc rendu dans le quartier de Washington Heights m’arrêtant à la station 181st street de la fameuse ligne A (celle chantée par Ella Fitzgerald, “Take the A Train“).

On est grosso modo assez au Nord de la Ville à la hauteur des Cloisters que je n’ai toujours pas visités et du pont George Washington, près duquel Ricardo habite. Je devrais dire très près même puisqu’une de ses fenêtres donne sur un mur que l’on pourrait presque toucher du doigt et qui n’est autre qu’une des piles du George Washington Bridge.  C’est presque littéralement habiter sous un pont… La vie de Bohême, quoi.

 

Ricardo peint pour l’essentiel du nu masculin qu’il agrémente de fonds fleuris.

Vignette : c’est vrai qu’elle a une gueule de mec!

juillet 17, 2008 par newyorkartdiary

Mon amie Mishmish me surprendra toujours. Puisque je suis à New-York, elle me raconte en ligne qu’elle vient de finir un chapitre sur la Big Apple pour son nouveau roman. Elle me fait remarquer que la Statue de la Liberté, conçue par Bartholdi et offerte par la France aux USA “a une gueule de mec”. Je me suis jamais rendu auprès de l’originale mais au hasard de mes balades, j’ai eu l’occasion de photographier une copie orange qui célèbre je ne sais quelle compétition sportive. Jugez-en!

Elle a bien une gueule de mec!

Day ten evening: la Traviata

juillet 17, 2008 par newyorkartdiary

Bon, comme je suis pas à un coup de pédale près (hihihihi), je me refais un quart de Manhattan avec un détour sur Central Park. Bref, faut juste être assez cinglé pour affronter les taxis jaunes (qu’on adore tous dans les films sur NYC, mais qui conduisent comme de vrais débiles).

Connecté dans Central Park, j’apprends sur le site du parc lui même qu’on y jouera la Traviata en soirée. Ni une ni deux je file à la maison pour déposer mon sac et repartir dare dare.

Vu l’espace de temps, je savais que j’allais rater une bonne partie mais les dieux de la pédale sont avec moi et j’arrive pile poil pour l’air “dite alla giovine…” que j’adore tant il est confit de culpabilité morbide où il n’est question que de sacrifice (des femmes bien sûr, faudrait pas trop pousser quand même). La chanteuse, Marsha Thompson, est tout simplement sublime.

Les applaudissements explosent et je donne de la sonnette de ma bike pour la remercier d’une si pure émotion ce qui fait rire mon voisin, un bellâtre italien qui me lance avec un accent épais : ”do you like opera?”

Tu m’étonnes! surtout celui-ci, moi qui suis un vrai traviato doublé d’une drama queen!

Day Ten afternoon : c’est partie remise

juillet 17, 2008 par newyorkartdiary

Je devais aller voir ses peintures, mais au dernier moment, Ricardo a annulé ma visite chez lui dans le quartier de Washington Heights. C’est de ma faute, je l’ai invité à dîner hier soir et j’ai commandé de la bouffe chinoise au restaurant à côté (de la vraie cuisine du Sechuan, répertoriée dans le Zagat, s’il vous plait!).

 

Sauf que c’est non seulement extra spicy, mais assez gras et épicé. Bref, ce “Grand Sichuan” est un killer et Ricardo n’y a pas trop survécu.

C’est partie remise pour voir ses toiles.

J’ai une course à l’Apple Store de 14th street et un coquin m’indique avec un air canaille qu’il est dans la 12th, à un saut de puce de là. Bref, j’enfourche ma Bike favorite, avec mon Mac dans le dos et je le rejoins de suite…

Sauf qu’au plein milieu de nos (d)ébats, la porte s’entr’ouvre. Je tire les couvertures sur moi (c’est y pas de la bonne série B ça?) et mon gars a, au fond des yeux, l’air franchement inquiet du mari qu’on surprend avec une maîtresse … Mais je saisis bien d’emblée que c’est pas son boyfriend qui a poussé la porte et je demande à mon gars: “does your friend know you are gaaaayyyy?” (je mets sur le mot gay l’accent le plus pointu des gays de Chelsea pour être sur qu’il m’ait bien compris bien qu’il soit en état de choc). Vous connaissez la réponse…

Dans ce climat de panique totale, je rassemble mes vêtements et mes esprits et prépare une scène de crime crédible : j’attrappe les deux bouteilles de Corona (light) que nous avions vidées déjà et les dispose de chaque côté du lit genre: “O mon dieu, qu’il fait chaud aujourd’hui et cette bière nous a vraiment soulés là … une sieste s’impose” (vous pensez que j’ai une chance à Hollywood comme scénariste?).

Mon gars vérifie que son buddy n’est pas encore derrière la porte et je m’enfuis comme un amant pris sur le vif…

C’est partie remise  …

That sucks!