Articles reli´s: «:Central Park»

Day Thirty-three: “ritorno vincitor”

août 14, 2008

Seconde nuit d’opéra gratuite à Central Park. Sous la baguette de Vincent La Selva, 87 ans, une belle représentation de Aida de Verdi.

Trois très grandes voix :

le baryton Raemond Martin dans le rôle Amonasro, King of Ethiopia, une voix profonde, souple et soyeuse. A chanté dans Porgy and Bess au Met et au festival de Glyndebourne.

le Ténor Alejandro Olmedo, dans le rôle de Radames, puissant et mesuré, avec de beaux aigus et des graves bien assurés. Olmedo a été encouragé par Placido Domingo à faire carrière dans le chant lyrique.

et Joanna McIntire, dans le rôle de Aida… (sur les deux photos des répétitions ci-dessus)… avec un solide timbre qui varie du feutré au cristallin…

Day Twelve: l’espérance a mal à la gorge

juillet 19, 2008

…mais on a tout de même parlé plus d’une heure et demie au téléphone. Moi depuis Central Park, observant un enfant qui avec une belle énergie joue avec sa poussette et regardant sa maman, présente, attentive, à la bonne distance, pendant que l’espérance et moi on se chamaille sur les qualités et la voix d’un Pavarotti, s’accordant sur la belle direction d’un William Christie.


Moi roulant d’une main ma Bike sur la 72nd street (là où John Lennon s’est fait assassiner)  pour ne pas interrompre notre belle conversation sur l’amitié, sur la parentalité, sur l’engagement…

 

 

moi… moi… mais Lui… (“Lui… lui, ce n’est pas pareil, je l’aime, je l’aimeuh”)

Je le sais, je suis amoureuse. Oui “amoureuse”, car je n’ai jamais su le dire qu’au féminin. La faute à Carmen (“qu’a-t-elle dit, qu’a-t-elle dit?… je suis amoureeeeuuuuseeuh”), la faute à Barbara, (“tellement amoureeeuuuseuh”) la faute à personne car être amoureuse est la plus belle chose au monde, n’est-elle pas ?

Day ten evening: la Traviata

juillet 17, 2008

Bon, comme je suis pas à un coup de pédale près (hihihihi), je me refais un quart de Manhattan avec un détour sur Central Park. Bref, faut juste être assez cinglé pour affronter les taxis jaunes (qu’on adore tous dans les films sur NYC, mais qui conduisent comme de vrais débiles).

Connecté dans Central Park, j’apprends sur le site du parc lui même qu’on y jouera la Traviata en soirée. Ni une ni deux je file à la maison pour déposer mon sac et repartir dare dare.

Vu l’espace de temps, je savais que j’allais rater une bonne partie mais les dieux de la pédale sont avec moi et j’arrive pile poil pour l’air “dite alla giovine…” que j’adore tant il est confit de culpabilité morbide où il n’est question que de sacrifice (des femmes bien sûr, faudrait pas trop pousser quand même). La chanteuse, Marsha Thompson, est tout simplement sublime.

Les applaudissements explosent et je donne de la sonnette de ma bike pour la remercier d’une si pure émotion ce qui fait rire mon voisin, un bellâtre italien qui me lance avec un accent épais : ”do you like opera?”

Tu m’étonnes! surtout celui-ci, moi qui suis un vrai traviato doublé d’une drama queen!