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Vignette: Starbucks sucks!

juillet 15, 2008

C’est pas tout ça, mais faire le tour des galeries avec en bandoulière son Mac, ça ne nourrit pas encore son homme mais ça donne surtout soif. Je décide donc de trouver un café ou l’équivalent avec une connexion wifi. Je passe devant plusieurs établissements et je me dis que Starbucks sera le plus facile. Je commande donc un smoothie bien frais et demande au comptoir si je peux avoir une connexion wifi. D’un le gars m’annonce que c’est payant, de deux, il me renvoie sur le site de Starbucks pour prendre connaissance des tarifs! Et comment je me connecte, si j’ai pas de code de connexion, gros malin?

Coup de l’opération Starbucks: 5 USD! et pas de connexion, si on ne peut pas se connecter pour savoir comment se connecter! Starbucks sucks!!

Du coup, je me rends à Chelsea Market, le paradis des gourmets. C’est une ancienne usine des biscuits Oreo, transformée aujourd’hui en immense marché couvert de luxe.

Le lieu est très agréable et son architecture industrielle remarquable. Alors que j’essaie d’établir une connexion wifi, une vieille latina me parle du cours de salsa gratuit qui commence à 17 heures, dans l’espace polyvalent où s’étaient tenues les grandes soldes de Paul Smith l’an dernier.

A côté d’elle un monsieur fait des affaires au téléphone en français.

-Quel est votre business? je lui demande, une fois qu’il a raccroché.

-Je fabrique et vends des montres, me répond-il.

- Vous devez être suisse, lui dis-je.

- C’est bien ça!

- Leur marque?

- Robert et fils 1630…

- 1630… vous êtes protestant ?

- En effet! sourit-il

- Moi aussi, lui dis-je pour ne pas avoir l’air de lui faire subir un interrogatoire.

- de la HSP alors, ricane t-il! (Haute Société Protestante, ndlr)

- SP oui, mais sans le H…

Arrive son épouse, bronzée. Je leur parle de mon tour des Galeries

- Bonne chance dans votre business me lance-t-il.

Une bénédiction d’un protestant suisse, on peut pas rêver meilleures augures…

- à vous aussi…

[au moment où j'écris cette vignette à Chelsea Market (comme quoi le franglais swing et rime), une japonaise me prend en photo, mine de rien. Elle va ramener ça au Japon et je serai décrit comme "un-de-ces-new-yorkais-laborieux-qui-ne-peuvent-pas-se-passer-de-travailler-tout-le-temps-et-n'importe-où" ... hihihihi! J'en rigole encore...]