Articles reli´s: «:chelsea»

Day Ten afternoon : c’est partie remise

juillet 17, 2008

Je devais aller voir ses peintures, mais au dernier moment, Ricardo a annulé ma visite chez lui dans le quartier de Washington Heights. C’est de ma faute, je l’ai invité à dîner hier soir et j’ai commandé de la bouffe chinoise au restaurant à côté (de la vraie cuisine du Sechuan, répertoriée dans le Zagat, s’il vous plait!).

 

Sauf que c’est non seulement extra spicy, mais assez gras et épicé. Bref, ce “Grand Sichuan” est un killer et Ricardo n’y a pas trop survécu.

C’est partie remise pour voir ses toiles.

J’ai une course à l’Apple Store de 14th street et un coquin m’indique avec un air canaille qu’il est dans la 12th, à un saut de puce de là. Bref, j’enfourche ma Bike favorite, avec mon Mac dans le dos et je le rejoins de suite…

Sauf qu’au plein milieu de nos (d)ébats, la porte s’entr’ouvre. Je tire les couvertures sur moi (c’est y pas de la bonne série B ça?) et mon gars a, au fond des yeux, l’air franchement inquiet du mari qu’on surprend avec une maîtresse … Mais je saisis bien d’emblée que c’est pas son boyfriend qui a poussé la porte et je demande à mon gars: “does your friend know you are gaaaayyyy?” (je mets sur le mot gay l’accent le plus pointu des gays de Chelsea pour être sur qu’il m’ait bien compris bien qu’il soit en état de choc). Vous connaissez la réponse…

Dans ce climat de panique totale, je rassemble mes vêtements et mes esprits et prépare une scène de crime crédible : j’attrappe les deux bouteilles de Corona (light) que nous avions vidées déjà et les dispose de chaque côté du lit genre: “O mon dieu, qu’il fait chaud aujourd’hui et cette bière nous a vraiment soulés là … une sieste s’impose” (vous pensez que j’ai une chance à Hollywood comme scénariste?).

Mon gars vérifie que son buddy n’est pas encore derrière la porte et je m’enfuis comme un amant pris sur le vif…

C’est partie remise  …

That sucks!

Day Eight: Premières visites de galeries à Chelsea

juillet 15, 2008

Premier tour des galeries, ce mardi 15 juillet midi. Je commence par la W 26th rue et me lance dès les premières galeries avec une question directe. Comment vous présente t-on des artistes?

Sans que cela vraiment ne me surprenne la réponse a été différente d’une adresse à l’autre. Pour certaines galeries, il faut envoyer ou déposer un CD que les propriétaires de la galerie visualiseront (kathleen Cullen, Mixed Greens).  Pour d’autres, c’est par les shows précédents qu’ils font connaissance avec les artistes. D’autres encore reçoivent les artistes en semaine d’octobre à avril pour visualiser en direct leur travail (George Adams). Un propriétaire de galerie (Claire Oliver) me dit qu’il refuse de recevoir en direct les gens qui passent devant sa galerie et s’arrêtent. D’autres encore fonctionnent par email et visitent votre site (Lehmann Maupin, Robert Miller).

YF

Il faudra réessayer raregallery (totems) pour YF.

Robert Miller, même s’ils ne prennent pas de nouveaux artistes pour le moment.

Vignette: Chelsea

juillet 11, 2008

Pour delimiter Chelsea, c’est assez simple : a l’ouest de la 8eme avenue et entre la 34eme et la 12eme rue du Nord au Sud. C’est le quartier des entrepots devenu le quartier des Galeries, notamment entre les rues 24 et 22…

Traditionnellement, c’est le quartier de entrepots, des docks (Piers) sur le Hudson River et des marchandises a entreposer ou a conditionner (d’ou des noms comme Meat Packing District).

Depuis le debut des annees 2000, c’est une toute autre histoire qui a commence. Attirees par les grandes surfaces et les beaux volumes que constituent ces entrepots situes en plein Manhattan, les galeries ont migre depuis des quartiers tradionnellement classes comme d’artistes vers Chelsea. C’est ainsi que le Soho des annees 80, avec des Galeries comme Mary Boone, dont la proprietaire avait decouvert Basquiat et julian Schnabel, ont pour adresse Chelsea. Le tropisme est tellement puissant que le mouvement continue, depuis Brooklin, Soho etc…

On peut encore en 2008 voir le melange d’entrepots et de galeries se telescoper sur ces photos, mais bientot tous les entrepots auront disparu pour faire place a un quartier chic…

A noter que le pont ferroviaire en metal, n’est qu’une petite partie des qq kilometres de voies que l’on est en train de convertir en Coulee Verte new-yorkaise.

Day two: morning

juillet 10, 2008


Peu et mal dormi. Les conversations de la veille, lors du diner ont provoque qq reves classiques de confrontation avec ma famille. Coffeed up aux expressos maison, pneus du velo regonfles (ca salit les mains) me voici parti pour remonter vers le Nord du Hudson River Park. Je roule tranquille jusqu’a Saint-John the divine, troisieme gros edifice chretien du monde et toujours en construction ( je sais, vous ne connaissez pas les deux premiers : Basilique Saint-Pierre de Rome et Basilique, a l’identique, de Yamoussoukro).

En chemin (voir photos) : les derniers entrepots de Chelsea qui ne tarderont pas a etre convertis en galeries d’art.

Des panneaux incroyables ou l’on vous propose: “adopt a highway”. Darwin, mon fils, pardonne-leur…

et puis des choses plus ou moins agreables (un clochard dans le talut, un asiatique qui fait du Tai Chi sur un rocher bordant l’Hudson River, une manif pour le Tibet).


On annonce de l’orage… Retour prudent sur Chelsea….

Day one

juillet 10, 2008

Voyage en premiere. A mon etonnement, a peine installes (il est (9h du mat’),  l’hotesse propose aux voyageurs: jus d’orange, champagne ou Mimosa (une combinaison des deux). Puis, lunch servi a 10.45 donc apero a 10.15. Bruits de bouchons : on ouvre des bouteilles de vins blancs et de rouges. Beaucoup d’amateurs! Je passe, Merci! dire que je m’inquiete de ma consommation d’alcool. J’ai passe mon vol entre jus d’orange et eau minerale. Seule nuance: les glacons.

JFK : Securite passee en qq minutes avec un “votre doigt GAUCHE” en francais dans le texte, insistant mais souriant (“forcement, je suis dyslexique”); mes deux bagages orange livres en qq minutes; mon trafic de foie gras a passe les douanes; un taxi libanais pour m’amener a Manhattan. Ca y est, j’y suis… Chelsea, 9th avenue.

Comme si rien n’avait change en un an ( a part mon poids).

Seule recherche : un numero de tel. americain… C’est fait! Le prix: qq ampoules pour avoir imprudemment marche dans des chaussures blanches facon “Haiti Cherie”…